Bientôt Une Année de Freelancing

Avant de rejoindre les freelances, je trouvais ça aussi flippant qu’enthousiasmant. Entre l’envie de nouveauté et de travailler par et pour moi-même. Toutes les conditions étaient réunies pour que la motivation soit présente, pour que la passion fasse sauter les doutes qui ont tendance à nous freiner plus qu’à booster. J’étais au taquet, prête à en découdre. Puis je me suis lancée dans l’aventure, début 2015. 

Les Débuts – Motivation et Doutes

Une Aventure que j’aurais vécu à fond les ballons, avec des commandes qui arrivaient bien au fil des mois. Avec des chiffres qui montaient et des factures payées en temps voulu. Bref, le rêve. J’avais voulu cette indépendance, je la vivais. 2015 allait être mon année avec une nouvelle perspective pro, belle et plein de promesses. En avril et mai, j’ai carburé comme jamais. A peine avais-je terminé le boulot de salariée, une fois chez moi, j’enchaînais avec le job en freelance. Jusque tard dans la nuit, chaque jour de la semaine, puis ensuite le week-end. Il fallait ça pour tout boucler. Même si sans m’en rendre compte, je frôlais de peu, le surmenage.

C’est en Juin que j’ai senti qu’il fallait lever le pied. Cette envie de ralentir le rythme aura été comblée avec les vacances d’été. Des Vacances au vert. Sauf que quand il a fallu revenir et se remettre au boulot, ça a été une autre chanson. Pas de problème concernant le salariat. Mais lorsqu’il était question de remettre le couvert le soir et le week-end, là, la motivation, elle s’était barrée aux antipodes. Ou quand vouloir cumuler deux activités professionnelles trouve ses limites.

 

freelances

Des Hauts et des Bas

C’est à la rentrée de septembre que j’ai commencé à changer mon fusil d’épaule. J’ai augmenté mes tarifs. J’ai appris à moins céder à ces missions urgentes qui ne me laissaient plus l’espace de respirer et surtout, qui ne me laissaient plus l’espace de m’organiser. C’est après environ neuf mois d’expérience que j’ai commencé à mieux choisir les missions, à en décliner, de plus en plus. Ces libertés que je prenais, je les assumais, pour de bonnes raisons : Je voulais travailler moins, pour travailler mieux. Je voulais privilégier la qualité, améliorer mes conditions de travail et rester motivée et ne pas perdre ce goût pour l’écriture.

En parallèle, premières galères pour me faire payer. Premières relances, chaque semaine, pour se rappeler au bon souvenir de certains clients qui inventent alors toutes les excuses possibles et imaginables pour justifier les retards de paiement. Premiers petits déboires, qui vous apprennent au passage, que c’est ça aussi, être freelances. Bien loin de l’image magique et féerique parfois véhiculée sur le web.

macbook

Alors, ça fait quoi de faire partie des Freelances ?

Être Freelance, c’est travailler, travailler beaucoup. C’est apprendre chaque semaine, chaque mois, un peu plus sur soi et sur les autres : clients, partenaires… C’est jouir de certaines liberté, mais c’est aussi beaucoup travailler pour pouvoir prétendre et profiter de ces fameuses libertés. Libertés d’agenda ou liberté d’organisations. Des libertés toutes relatives, dont on apprécie encore plus la substance quand on les aura préalablement gagner à la sueur de son front.

Être Freelance, ce n’est pas de la journée en pyjama à zoner devant un écran à attendre que le temps ou qu’un client appelle. C’est de la recherche de missions, de la prospection. C’est promouvoir son affaire. C’est faire sa compta soi-même, même quand on déteste ça profondément. C’est faire des devis, des factures, parfois courir « virtuellement » après des clients pour qu’elles soient ensuite payées, pas trop tard s’il vous plait 😉

Freelance, c’est un Job, un vrai. C’est tout sauf rester oisif, le bec ouvert, à attendre que ça tombe tout crû. Alors oui, c’est une sensation incomparable, que de bosser pour soi, que d’être son propre patron. Notamment quand on baigne encore comme moi dans le salariat en parallèle. Être Freelance, ou plutôt, bosser en Freelances, c’est gérer tout mais c’est aussi décider de tout.

Travailler en Freelance, c’est voir autrement sa vie professionnelle, avec des avantages mais aussi des inconvénients. C’est quelque chose qui se prépare, en amont, avant de se lancer.

Le Bilan

Alors, est-ce que je regrette de m’être lancée ? Non, pas du tout. Bien que ce ne soit pas tous les jours facile. Bien que la motivation ne soit pas toujours au rendez-vous et bien que la fatigue prenne souvent le dessus, je m’accroche en me disant que comme dans tous jobs, il faut tenir bon. Car si certains jours sont plus éreintants et même si parfois, le clients ne jouent pas toujours le jeu du paiement dans les délais, cela reste une superbe belle occasion de se tester, de goûter à l’indépendance et surtout, de décider par et pour soi-même de tous ces aspects de cette vie professionnelle, qui en vaut vraiment la peine.

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